Je reprends l’article paru sur lelibrepenseur.org  touchant les réactions à la bombe d’Hiroshima. La citation du Père Jésuite Siemers doit faire savoir qu’Hiroshima, ville traditionnellement chrétienne, comme Nagasaki, abritait un hôpital et un Institut des Jésuites de la « Province de Germanie » dont le témoignage fut d’autant plus apprécié qu’ils purent faire état de nombreux survivants recueillis, et le bruit courait même que leur centre religieux avait été intact des atteintes de la bombe à l’uranium, la seconde étant au plutonium, et toutes deux lancées en altitude pour faire le plus de victime. Il s’agit donc de crime de guerre caractérisé, visant une population civile innocente et un lieu dénué d’intérêt militaire, sans couverture aérienne ni de défense antiaérienne.

Une thèse répandue en Allemagne et que nous pourrions développer en prenant des exemples tirés de notre entourage ancien et récent, prétend que ces deux bombes ne furent point le succès de la recherche américaine connue sous le nom de Projet Manhattan. Ce dernier avait en effet débuté, mais s’était soldé par une faillite financière en 1944. Nous avons recueilli le témoignage d’un ancien membre du chiffre de l’armée française, dont nous taisons le nom par discrétion, et vivait à Nice, où il s’occupait de bijouterie, et qui se souvenait avoir reçu un message américain, au printemps 1945 faisant état d’une explosion atomique expérimentale déjà effectuée en Allemagne impériale, près des marais polonais, et de la découverte par les armées américaines de missiles atomiques, trois finis, et quelques autres en préparation. Le lendemain, une information chiffrée de la même source demandait d’effacer toute trace du premier chiffre : nous nous sommes alors dits, déclarait ce M. Précieux – comme il se nommait – que les Américains avaient mis la main sur une grosse affaire et ne voulaient point la partager.

Que les savants allemands aient été les créateurs de l’arme atomique, comme des fusées spatiales, nul doute dans de très larges milieux, que le chef de l’Allemagne ait refusé de l’employer et de la développer, nous avons  sur cela le témoignage déjà mentionné par nous dans un autre article de l’ingénieur SS viennois Otto Skorzeny, qui est fort clair sur ce point dans ses mémoires.

L’explosion dans le désert du Nouveau Mexique comme les deux explosions d’une bombe à l’uranium et au plutonium au Japon n’avaient donc aucun intérêt militaire, mais étaient l’effet d’une curiosité ; quant au choix des cibles, elles ne furent point le fait du Président Truman, mais de deux physiciens dont il serait assez mal vu de donner les noms, du moins en Occident !

L’on demandait, dans les années d’après-guerre, au fameux penseur et maître de philosophie Martin Heidegger son opinion sur la bombe atomique. Cette question lui était posée par son collègue et dénonciateur, du reste, auprès des troupes françaises d’occupation, Karl Jaspers, réfugié en Suisse avec son épouse sioniste pendant la guerre qui scella le destin de notre monde. Jaspers qui christianisait volontiers, voulut faire dire à son collègue qu’il jalousait, que la bombe atomique était un signe de la déchéance de l’humanité, et il est vrai que Heidegger mettait la création de cette arme dans la droite ligne d’un orgueil mettant l’homme au-dessus des puissances naturelles : il est terrible que cette bombe ait explosée, mais plus terrible encore serait qu’elle n’explose pas, répondit le philosophe ; et en effet la terreur atomique, celle même dont l’entité sioniste use contre l’Iran, sert de base à toute la déchéance des libertés et des puissances légitimes qui ont maintenu la civilisation, et nous plongent dans la barbarie.

A cet égard les martyrs d’Hiroshima et de Nagasaki témoignent d’un mal qui les brûlait, cependant que le nôtre ronge l’âme même, pendant que les corps dégénèrent inexorablement. Heidegger disait que seul un héros – ce que les Grecs entendent par dieu – peut encore nous sauver. De cela nous serons de plus en plus convaincus.